Présentation
Dans le contexte de mondialisation et de compétitions actuelles, nul ne doit se soustraire aux mouvements de regroupement régionaux adoptés même par les économies les plus puissantes. Ces regroupements constituent un espace de solidarité qui permet de mutualiser les risques en sauvegardant les opportunités de développement. L’intégration régionale est donc nécessaire pour les pays qui s’y engagent, l’enjeu étant d’être forts ensemble ou de périr seul. La Côte d’Ivoire s’y est engagée.
La Cote d’Ivoire a participé de façon très active à l’avènement de nombreuses organisations d’intégration et de coopération régionale. Ce rôle a débuté à l’époque coloniale et s’est poursuivi bien au-delà. En effet, elle est membre de deux importantes organisations d’intégration régionale : l’UEMOA et la CEDEAO. Elle fait aussi partie de l’Union Africaine. Dans les deux premières organisations régionales, elle joue un rôle prépondérant au plan économique : 40% du PIB et 65% de la masse monétaire de l’UEMOA ; deuxième exportateur intracommunautaire de la CEDEAO avec un trafic global annuel d’environ 14 millions de tonnes pour le seul port autonome d’Abidjan.
En matière de coopération interafricaine, elle a joué un rôle important dans la fondation de l’UAM devenue plus tard l’OCAM. Par ailleurs 90% des migrations ouest africaines convergent vers la Cote d’Ivoire, ce qui lui confère le taux d’immigration le plus élevé au monde, après l’Australie et la Jordanie. C’est donc un pays qui joue un rôle moteur dans l’intégration africaine.
L’Etat de Cote d’Ivoire, au regard des enjeux liés à la mondialisation en général et du processus de l’intégration régionale en particulier, s’est doté en 2003 d’un ministère consacré à cette matière. Ce dernier entend s’inscrire
résolument dans la logique de la redynamisation du processus de l’intégration régionale. Pour faire face à un tel défi, il a mis sur pied un certain nombre de structures dont le Bureau Ivoirien pour la Promotion de l’Intégration Africaine.
Ainsi, dans le cadre de ses attributions visant à la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière d’intégration, le Ministère d’Etat, Ministère de l’Intégration Africaine (MEMIAF) a suscité la création d’un établissement public administratif chargé de promouvoir l’intégration auprès des populations. Par décret du Président de la République n° 2005 -143 du 24 mars 2005, le Gouvernement a doté la Côte d’Ivoire d’un outil technique de promotion et de communication aidant à l’accélération du processus d'intégration appelé «Bureau Ivoirien pour la Promotion de l’Intégration Africaine», en abrégé « Bureau de l’Intégration ». Il est placé sous la tutelle administrative et technique du Ministre chargé de l’Intégration Africaine, à savoir aujourd’hui le Ministère de la Coopération et de l’Intégration Africaines et la tutelle financière du Ministère chargé de l’Economie et des Finances
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