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Samedi 4 septembre 2010 |
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Siège du Bureau de l'Intégration Africaine
Deux Plateaux - 6ème Tranche, 08 BP 1816 Abidjan 08, tél:(225) 22 41 71 46 fax: (225) 22 41 70 65
info@integration.gouv.ci |
www.revuenotreafrique.org
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EVENEMENTS |
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26-07-2010
Fin vendredi à Abidjan de l'Atelier natitional sur la coopération transfrontalière: Des recommandations et une feuille de route adoptées
Débuté le jeudi 22 juillet, l'atelier national d'information et d'échanges sur la coopération transfrontalière, organisé par le Ministère des Affaires Etrangères et de l'Intégration Africaine, à pris fin ce vendredi 23 juillet à l'hôtel la Nouvelle Pergola, à Marcory zone 4.
Pour M. Tanon Felix, qui parlait au nom du Ministre Jean-Marie Kacou GERVAIS, à l'ouverture de l'atelier,la coopération transfrontalière, la libre circulation des hommes constitue le pilier central du processus d'intégration régionale amorcé depuis plus de 30 ans.
"L'initiative de la coopération transfrontalière vise à mettre en commun des mécanismes de coopération axés sur la réalisation et l'exploitation de projets communs", a-t-il expliqué, soulignant l'intérêt qu'accorde la Côte d'Ivoire à la mise en oeuvre de cette coopération.
De l'avis de celui-ci, ce type de coopération apparait à la fois comme un outil de développement économique et social et un appareil visant à établir de manière durable la libre circulation au niveau des frontières.
"Notre salut aujourd'hui réside dans notre capacité à mobiliser nos populations dans le processus d'intégration", a conclu M. Tanon, réaffirmant la volonté du gouvernement ivoirien de faire de l'intégration régionale une priorité.
Pour sa part, le directeur de la libre circulation à la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) Nfaly Sanon s'est félicité des échanges d'expériences qui selon lui permettront à la Côte d'Ivoire d'élaborer son plan stratégique national en matière de coopération transfrontalière.
La CEDEAO, ses partenaires et les gouvernements nationaux s'activent à mettre à profit la solidarité naturelle existante dans les zones frontalières.
Ils travaillent ainsi "de manière vigoureuse" depuis 2004 à promouvoir le concept de coopération transfrontalière en Afrique de l'Ouest.
Les participants ont adopté au terme de leurs travaux des recommandations et une feuille de route qui devraient être en septembre prochain traduites en programme d'actions concrètes au profit des populations transfrontalières.
Ci-après l'allocution prononcée par le Conseiller Technique chargé de l'Intégration Africaine, M Tanon Felix.
ALLOCUTION D'OUVERTURE DE MONSIEUR LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE L'INTEGRATION AFRICAINE
ABIDJAN, le 22 juillet 2010, Hôtel la nouvelle Pergola
Messieurs les représentants de Messieurs les Ministres,
Monsieur le Représentant de l’Ambassadeur de la République de Guinée,
Monsieur le Représentant du Commissaire de la CEDEAO,
Mesdames et Messieurs les Elus
Mesdames et Messieurs les Représentants de la Société Civile,
Mesdames et Messieurs les Experts,
Honorables invités en vos rangs et qualités,
Mesdames et Messieurs, Chers participants,
L’honneur m’échoit de m’adresser à vous, au nom du Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine Jean-Marie Kacou GERVAIS pour vous souhaiter la bienvenue.
Je voudrais ici vous saluer chaleureusement et vous remercier sincèrement pour votre présence effective.
Cette présence est le signe manifeste de l'intérêt que vous portez au thème de La libre circulation des hommes, pilier central du processus d'intégration régionale amorcé depuis maintenant plus de trente (30) ans.
Je voudrais à cet effet adresser des remerciements tout particuliers,
D’une part à la Commission de la CEDEAO représentée ici par sa Direction de la Libre Circulation, et à l’endroit singulier de son Président, pour leur initiative et leur contribution capitale à la réussite de cette rencontre ;
Et d’autre part aux Autorités et Elus des zones concernées par le projet de coopération transfrontalière - je veux nommer les Préfets, Présidents de Conseils, Maires, Députés, et autres représentants de la société civile d’avoir fait le déplacement jusqu’à Abidjan.
Il m'est donc très agréable de présider cet atelier d’information et d’échanges sur le programme d’initiatives transfrontalières, initié par la CEDEAO, en vue d’accélérer la poursuite des objectifs 2020 en matière de cohésion des peuples à travers un brassage plus intime des peuples des régions frontalières.
En effet, historiquement, les frontières représentent à nos yeux des instruments de séparation, de clivage, et subséquemment des endroits de fracture des peuples. Elles ont occasionné entre autres des traumatismes des clans séparés du fait d’une décision extérieure.
Aujourd’hui, ce sont des lieux où se développe toujours une timide coopération, certes oppressée, brimée par la séparation étatique et la perception de ses droits de souveraineté et de ses impératifs de sécurité, mais persistante car fondée sur les gènes d’une réalité démembrée.
Cette Solidarité résiduelle, qui procède du principe biologique même de survie, à savoir que tout tissu scindé produise, autant que faire se peut que, des cellules et une activité pour se reconstituer, est un bon liant pour ressouder complètement ces peuples et un déterminant sociologique majeur pour la dynamique ces Pays frontière
Excellences, Mesdames et Messieurs, honorables invités,
Les peuples frontaliers, par leur constitution et leur localisation, sont en fait des bassins de transition de l’identité et de l’économie et par conséquent peuvent être perçus sur un tableau plus large comme des lieux de recouvrement de la cohésion des états et de la Communauté des Etats.
Malheureusement, ces lieux d’avenir, souvent délaissés par les styles de développement centripètes adoptés ou imposés à nos nations, manquent cruellement d’infrastructures en nombre, en qualité et en niveau de service ; Ce qui entrave les velléités de dynamique transfrontalières.
L’initiative de coopération transfrontalière qui vise à mettre en place des mécanismes de coopération axés sur la réalisation et l’exploitation de projets communs, apparaît à la fois comme un outil de développement économique et social et un appareil visant à établir de manière durable la libre circulation au niveau des frontières.
Ce programme figure parmi les grands chantiers de l’intégration régionale.
Mesdames et Messieurs, Honorables invités,
Il va sans dire que la question de l’intégration est à ce jour perçue comme une nécessité dans toutes les régions du monde.
Les fractions nationales issues des grands empires ont commencé à se refondre et les modalités ont progressé vers la forme et le principe d’une volonté commune, libre et consentante des pays émanant d’un même bassin continental ou ayant en partage une ressource matérielle et culturelle commune.
La réussite d’un processus d’intégration appelle la convergence et la coordination des politiques nationales, la convergence des cycles et approches de gestion économique, le brassage des cultures, la réforme et l’uniformisation des libertés, des droits et devoirs des citoyens de toutes les émanations.
Ces éléments ne deviennent une réalité que par la mise en commun de ressources fédérant ainsi les intérêts. Coopérer, c’est créer des centres communs d’intérêt, c’est aussi inscrire nos populations dans les franges d’un même tissu.
Mesdames et Messieurs, Honorables invités
Nous sommes tous convaincus que notre salut aujourd'hui réside dans notre capacité à mobiliser nos populations dans le processus d'intégration. Il nous revient donc de l'informer et de la former suffisamment aux enjeux ultimes et aux moyens disponibles.
C'est donc dans cette synergie d’efforts déployés tant par la Commission que par les Etats membres et dans une volonté militante que nous nous rapprocherons des exemples d'intégration qui ne manquent d'ailleurs pas.
Je voudrais féliciter l'initiative de la Commission qui donne l'occasion aux couches de la population et aux secteurs d'activités les plus diversifiés de porter leur regard sur un instrument qui en définitive est pris à leur bénéfice.
Pour ce qui est de la Côte d'ivoire, je voudrais réaffirmer la volonté du Gouvernement de faire de l'intégration régionale une priorité. Notre pays qui demeure un pays d'immigration et qui bénéficie d'un relatif développement économique doit assumer son rôle de leader et sa destinée.
C'est pourquoi d'importantes mesures relatives à la libre circulation ont été prises, notamment, la suppression des cartes de séjour, la réduction des barrages routiers et la lutte contre le racket.
Elles ne sont certes pas suffisantes à l’égard de ce qu'il est possible de réaliser, toutefois nous nous engageons à poursuivre les efforts.
Mesdames et Messieurs,
Au cours de cet atelier, il sera question de formuler l’épure d’une politique nationale en matière de coopération transfrontalière. Le thème est complexe du fait de la dialectique de sa formulation.
En effet, comment concilier politique nationale et intérêts communautaires ? Vision commune et souveraineté ? Ou sous un aspect pratique libre circulation et sécurité ? Mais vivre en société est déjà une dialectique des volontés, des capacités, des impossibilités, des contrastes, des contraintes, etc.
Et c’est pour cela que j’ai foi que nos attentes seront satisfaites au terme de cet atelier.
Excellences, Mesdames et messieurs, honorables hôtes,
Avec cette assurance, et en nous souhaitant de fructueux échanges, au nom du Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine, je déclare solennellement ouverts, les travaux de l’atelier national sur la coopération transfrontalière.
Je vous remercie.
Sources Abidjan.net/MAEIA
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